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L’art surprenant de Néandertal ! L’archéologue Jean-Claude Marquet met à jour Des gravures et des sculptures artistiques de Néandertal vieilles de plus de 57 000 ans

Photographie : Reproduction en plâtre du masque de la grotte Cotard - Résumé de l'article : L’archéologue Jean-Claude Marquet a fait une découverte stupéfiante dans la grotte de la Roche-Cotard (Indre-et-Loire), des gravures auraient étés réalisées par l’homme de Néandertal, sur les parois d’une cavité, exécuté avec les doigts ou sculptés, elles sont datées de plus de 57 000 ans. Elles font de la Roche-Cotard la plus ancienne grotte ornée de gravures connue à ce jour en France – et peut-être même en Europe. Des études conduisent à dire qu’elles pourraient être plus vieilles, jusqu'à  -75 000 ans

L’art surprenant de Néandertal ! L’archéologue Jean-Claude Marquet met à jour Des gravures et des sculptures artistiques de Néandertal vieilles de plus de 57 000 ans

Les gravures humaines les plus anciennes de France, auraient été mises au jour dans la grotte de la Roche-Cotard en Touraine.
L’archéologue Jean-Claude Marquet a fait une découverte stupéfiante dans la grotte de la Roche-Cotard (Indre-et-Loire), des gravures auraient étés réalisées par l’homme de Néandertal, sur les parois d’une cavité, exécuté avec les doigts ou sculptés, elles sont datées de plus de 57 000 ans. Elles font de la Roche-Cotard la plus ancienne grotte ornée de gravures connue à ce jour en France – et peut-être même en Europe. Des études conduisent à dire qu’elles pourraient être plus vieilles, jusqu’à  -75 000 ans, ont indiqué les scientifiques dans une étude publiée mercredi 21 juin 2023 dans la revue scientifique “Plos One”
https://www.science-technologie.com/

/// Porche d’entrée de la Grotte de la Roche Cotard – Sur la droite, on peut distinguer l’archéologue Jean-Claude Marquet  ///

Des traces de doigts

Cette découverte de gravures néandertaliennes sur une des parois de la grotte de la Roche-Cotard en France centrale, qui ont été réalisées il y a plus de 57 000 ans. A la fin de son occupation par des humains de Neandertal, la grotte a été complètement scellée par des sédiments des périodes froides, empêchant tout accès jusqu’à sa découverte au 19e siècle et sa première fouille au début du 20e siècle. La datation de la fermeture de la grotte repose sur 50 âges de luminescence stimulée optiquement, obtenus à partir de sédiments prélevés à l’intérieur et autour de la grotte. Les dessins qui ont été trouvés sur les parois ne sont pas figuratifs, mais relèvent davantage des traces de doigts et de longues lignes. La grotte recelait également des outils et des ossements laissés par des Néandertaliens. L’origine anthropique des marques spatialement structurées et non figuratives trouvées à l’intérieur de la grotte est confirmée par des preuves taphonomiques, traceologiques et expérimentales. La fermeture de la grotte a eu lieu significativement avant l’arrivée régionale de homo sapiens (En effet, d’après diverses datations, l’homo sapiens n’aurait laissé des traces de son passage dans la grotte de lascaux et la grotte chauvet, qu’entre -35 000 à -40 000 ans). Tous les artefacts de la grotte sont des lithiques moustériens typiques ; en Europe occidentale, ceux-ci sont attribués de manière unique à homo neanderthalensis. Ces gravures dans la grotte de La Roche Cotard sont des exemples non équivoques de conception abstraite néandertalienne

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///  Panneau triangulaire semblant montrer une évidente intentionnalité de la part de son auteur l’Homo Neanderthals    ///

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///  Panneau ponctué de motifs simples : impacts de doigts ///

Reprise des fouilles

Depuis les années 1980, plusieurs découvertes ont révélé la diversité des comportements néandertaliens. Cependant, les productions symboliques associées à ces hominidés restent rares. Elles comprennent des gravures sur os, des coquillages transformés, et l’utilisation possible de pigments. Certaines activités, comme la construction architecturale délibérée à la grotte de Bruniquel, soulignent des comportements distincts. Des traces graphiques rares ont également été observées sur des artefacts provenant d’autres sites du Paléolithique moyen, montrant des exemples de gravures intentionnelles sur des os d’oiseaux, des coquillages modifiés, et des incisions sur des outils en silex.

La grotte de La Roche-Cotard, partiellement fouillée en 1912, n’a révélé que des artefacts lithiques moustériens. Des fouilles ultérieures dans les années 1970 et à partir de 2008 ont identifié d’autres traces graphiques rares, différentes des marques de coupes fonctionnelles, ont été observées sur des fragments d’os, de roches, de spéléothèmes ou de coquillages. La grotte de La Roche-Cotard a également révélé un objet composite appelé le “Masque de La Roche-Cotard”. Sur les parois, des empreintes digitales organisées ont été observées, avec quelques taches d’ocre rouge. Ces traces, reconnues comme anciennes depuis 2008, sont l’objet principal de notre analyse. Nous utiliserons le terme “gravures” pour décrire ces empreintes, démontrant qu’elles sont intentionnelles et méticuleuses. L’objectif principal de cet article est de prouver que ces gravures ont été réalisées par des Néandertaliens, basé sur une datation indirecte.

La Roche-Cotard se trouve dans la région de Touraine, sur un plateau de 100 mètres d’altitude environ, aujourd’hui recouvert de bois et de cultures. Le site est composé de sédiments marins du Crétacé supérieur. La Loire a commencé à creuser la vallée à la fin du Tertiaire, changeant de cours vers l’ouest au Plio-Quaternaire. La grotte de La Roche-Cotard s’est formée par des processus karstiques dans le “Tuffeau jaune de Touraine”, et a été inondée par la Loire à plusieurs reprises, ceci contribuant à sa formation. Ce site était jadis accessible aux animaux et aux humains lorsque la Loire éliminait les sédiments du plateau. Lorsque la rivière a changé de côté, les sédiments ont bloqué l’accès au site. Mais depuis la construction du chemin de fer en 1846, de nombreuse roches et sédiments ont été extraits ou excavés en grande partie, révélant enfin l’accès à la grotte de la Roche Cotard

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/// Plancher de chert avec remplissage sous-jacent. On distingue
également la morphologie en chenal de voûte   ///

LABORATOIRE IMPLIQUÉS

  • Cités, Territoires, Environnement et Sociétés (Citeres, CNRS/université de Tours),
  • GéoHydrosystèmes continentaux. Faculté des Sciences. Université de Tours,
  • Centre Tourangeau d’histoire et d’étude des sources de l’Université de Tours (CeTHiS)
  • Archéozoologie, archéobotanique : sociétés, pratiques et environnements (AASPE, CNRS/MNHN),
  • Géosciences Rennes (CNRS/Université de Rennes),
  • Institut des Sciences de la terre d’Orléans (CNRS/BRGM/Université d’Orléans),
  • Laboratoire de géographie physique et environnementale (Geolab, CNRS/Université Clermont Auvergne/Université de Limoges),
  • De la préhistoire à l’actuel : culture, environnement et anthropologie (Pacea, CNRS/Ministère de la Culture/Université de Bordeaux),
  • Histoire naturelle de l’Homme préhistorique (CNRS/MNHN/Université de Perpignan via Domitia)
  • Archéologie et sciences de l’antiquité (ArScAn, CNRS/Ministère de la Culture/Université Panthéon-Sorbonne/Université Paris Nanterre),
  • Cultures et environnements : préhistoire, antiquité, Moyen-Âge (Cepam, CNRS/Université Côte d’Azur),
  • Archéologie et archéométrie (ArAr, CNRS/Université Lumière Lyon 2),
  • Department Physics, Technical University of Denmark (Roskilde, Danemark),
  • Nordic Laboratory for Luminescence Dating, Department of Geoscience, Aarhus University (Aarhus, Danemark),
  • Côa Parque, Fundação para a Salvaguarda e Valorização do Vale do Côa (Vila Nova de Foz Côa, Portugal),
  • Centro de Arqueologia Universidade de Lisboa, Facultade de Letras (Lisbonne, Portugal),
  • Mining and Geological Survey of Hungary (Budapest, Hongrie),
  • Integrative Prehistory and Archaeological Science, University of Basel (Basel, Suisse).

*Des scientifiques de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ont également participé à cette étude.

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